ADVERTISEMENT

L’Œnanthe safranée : la plante mortelle à connaître

ADVERTISEMENT

Une toxicité redoutable et sans antidote
Si la racine est la partie la plus chargée en toxines, c’est bien l’intégralité de la plante qui est empoisonnée. Elle contient de l’œnanthotoxine, une molécule redoutable qui attaque le système nerveux. L’intoxication se manifeste par une hypersalivation et des convulsions, pouvant mener jusqu’à l’arrêt respiratoire. Le danger est d’autant plus grand qu’il n’existe aucun antidote à ce jour ; la médecine ne peut proposer que des traitements pour atténuer les symptômes. Si la dose ingérée est trop importante, l’issue est fatale.

Ce danger ne concerne pas uniquement les humains : le bétail y est également très sensible. Il faut donc être particulièrement vigilant à ne pas l’incorporer accidentellement dans le foin.

Les confusions fatales à éviter
Le drame survient généralement lorsque l’œnanthe safranée est confondue avec des plantes sauvages comestibles, notamment pour la consommation de leurs racines ou de leurs tiges.

Avec des plantes comestibles
Le cerfeuil des bois : Cet excellent comestible se distingue par un pétiole canaliculé (creusé d’un canal) à section triangulaire, alors que celui de l’œnanthe est de section ovale. Surtout, le cerfeuil des bois possède des poils (sur les tiges, aux nœuds et sur les feuilles) et sa racine ne produit aucun latex jaune orangé.
La carotte sauvage : Contrairement à l’œnanthe, la carotte sauvage est couverte de poils. Ses feuilles sont découpées de manière beaucoup plus fine et étroite, et sa racine dégage une odeur caractéristique de carotte.
Le maceron : La confusion se fait souvent au niveau de la racine, d’où l’importance de vérifier les critères de la tige et des feuilles avant toute récolte.
Avec d’autres apiacées toxiques
L’œnanthe n’est pas la seule tueuse de sa famille. Toutes partagent ce point commun : elles sont totalement dépourvues de poils.

La grande ciguë (Conium maculatum) : Elle est beaucoup plus grande (dépassant souvent les 2 mètres), sa tige est plus lisse, de couleur vert glauque, et ses feuilles sont plus finement découpées.
La ciguë vireuse (Cicuta virosa) : Plus rare, elle partage le même attrait pour les milieux humides.
La petite ciguë (Aethusa cynapium) : Plus petite, elle se reconnaît à ses trois petites bractéoles dirigées vers le bas sous chaque ombellule. Bien que toxique, elle est généralement moins létale que les précédentes.
Les règles d’or de la cueillette
La règle numéro un de la cueillette sauvage est simple et non négociable : si vous avez le moindre doute sur l’identification d’une plante, ne la cueillez pas et ne la consommez pas. L’erreur pardonne rarement avec ce type de végétaux.

Si, après avoir consommé une plante sauvage, vous ou un de vos proches commencez à ressentir des symptômes inhabituels, n’attendez pas. Contactez immédiatement un centre antipoison ou les services d’urgence (le 15 ou le 112) pour une prise en charge la plus rapide possible.

ADVERTISEMENT

Leave a Comment

ADVERTISEMENT