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PARTIE 1
Don Ernesto Valdés fêtait ses 70 ans un dimanche de pluie douce dans le quartier de Narvarte, à Mexico.
Il était réveillé depuis 6 heures du matin.
Non pas parce qu’il voulait organiser une grande fête, ni parce qu’il attendait des mariachis, des ballons ou des cadeaux coûteux.
Il voulait simplement cuisiner.
Il prépara de la cochinita pibil, du riz rouge, des haricots à l’épazote, une sauce verte au molcajete et un gâteau tres leches qu’il avait acheté à la boulangerie où sa femme, Rosita, achetait des conchas chaque vendredi.
Rosita était morte 5 ans plus tôt.
Depuis, la maison lui semblait immense.
Trop silencieuse.
C’est pourquoi, lorsque son fils Mauricio lui demanda de rester « quelques petites semaines » chez lui pendant qu’il trouvait du travail, don Ernesto ne put pas dire non.
Mauricio avait 42 ans, un sourire facile et une dangereuse capacité à transformer ses erreurs en tragédies pour les autres.
D’abord, il arriva avec 2 cartons.
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