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Mark Carney n’a pas de légitimité pour donner des leçons de démocratie
C’est certainement un nouveau stress pour le gouvernement canadien d’avoir une deuxième province où un mouvement indépendantiste bouillonne. On aura beau dire qu’une majorité de Oui paraît peu probable en Alberta, un sondage donne déjà à cette option 35 % sur la base d’un mouvement populaire assez spontané.
Si le camp du Oui albertain s’organisait efficacement autour d’un porte-parole connu et convaincant, qui sait où il pourrait se rendre ? Chose certaine, la publication de leur question référendaire a causé assez d’émoi pour que monsieur Carney sorte de son plan de match. Il s’est mêlé du débat de façon très engagée depuis une semaine.
Mal à l’aise
En langage scolaire, je dirais qu’on a vu Mark Carney dans sa matière faible. La politique pure, les affaires internes du pays, les enjeux constitutionnels, ce n’est pas sa tasse de thé. Autant on le sent comme un poisson dans l’eau dans les questions économiques ou dans la recherche de nouveaux partenaires commerciaux, autant on le sent apprenti jongleur dans ces questions politiques.
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