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Une enquête qui s’élargit rapidement
Très vite, les investigations révèlent que la fillette pourrait ne pas être la seule mineure concernée. Des voisins évoquent la présence d’une autre enfant dans l’immeuble.
Guy C. mentionne alors un second mineur et met en cause un homme proche de lui, Jérémy M., installé dans les Bouches-du-Rhône. Selon les enquêteurs, ce dernier aurait également procédé à des reconnaissances de paternité à l’étranger, facilitant des déplacements d’enfants entre l’Asie et l’Europe.
Les autorités cherchent désormais à comprendre l’ampleur exacte de ces mouvements et à identifier d’éventuels autres enfants concernés.
Une affaire partie d’une autre enquête
À l’origine, les gendarmes intervenaient dans une affaire liée à des contenus pédopornographiques découverts après une erreur de restitution d’un support informatique en 2023.
Cette piste conduit directement au domicile de Guy C. et ouvre un dossier beaucoup plus vaste que prévu, impliquant potentiellement plusieurs individus et plusieurs pays.
Des soupçons de traite d’êtres humains et d’exploitation
Au fil des investigations, les magistrats élargissent les qualifications envisagées : séquestration de mineur, traite d’êtres humains et viols aggravés.
Les enquêteurs soupçonnent un système organisé autour de faux liens de filiation et de déplacements d’enfants entre différents pays, mais ces éléments restent à confirmer dans le cadre de l’instruction.
Une procédure toujours en cours
Les deux hommes mis en cause contestent l’ensemble des accusations et restent présumés innocents.
L’enquête se poursuit désormais à l’international afin de retracer le parcours des enfants évoqués et de vérifier les conditions exactes des reconnaissances de paternité.
La fillette retrouvée à Port-Leucate a, elle, été prise en charge par les services compétents, tandis que la justice tente encore de reconstituer les pièces d’un dossier particulièrement complexe.