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Trahison industrielle de l’UE : cet ancien ministre lâche une bombe sur la sabotage européen !

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Cet exemple illustre selon lui la difficulté extrême à faire évoluer la machine bruxelloise, même lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts économiques élémentaires des États membres.

Une idéologie déconnectée de la réalité géopolitique

L’ancien ministre pointe du doigt deux problèmes structurels. D’abord, la plupart des responsables politiques manquent cruellement d’expérience historique et géopolitique lorsqu’ils arrivent au pouvoir. Ensuite, la machine européenne elle-même est conçue pour résister à tout changement significatif.

Il cite l’exemple récent de l’industrie de défense. Il y a encore six mois, il était interdit de financer ce secteur au motif qu’il s’agissait d’une « activité sale », au même titre que le charbon ou les énergies polluantes. Cette position idéologique paraissait surréaliste alors que la guerre en Ukraine durait depuis quatre ans et que le Moyen-Orient était en proie à de multiples conflits.

Aujourd’hui, face à l’urgence, les règles commencent à évoluer. Les banques et compagnies d’assurance sont désormais encouragées à investir dans la défense. Mais pour Pierre Lellouche, ce revirement tardif démontre que l’Europe vit dans une bulle, déconnectée des réalités du monde. Il parle d’une « planète de Bisounours » où l’on s’imagine que les valeurs et le verdissement suffisent, ignorant les rapports de force et le retour des empires.

Le cercle de la raison et l’omerta médiatique

L’ancien responsable politique explique qu’en France, sortir du « cercle de la raison » dominant expose à l’étiquette de souverainiste ou de populiste. Lui-même se dit victime de cette logique : ses livres, pourtant publiés chez des éditeurs reconnus, sont largement ignorés par les grands médias, à l’exception notable de CNews et du service public dans certains cas.

Pour lui, l’omerta constitue la meilleure façon de tuer le débat démocratique. Il rappelle le courage de Philippe Séguin, qui avait osé critiquer l’Europe mais avait ensuite été marginalisé par ce même « cercle de la raison ».

Pierre Lellouche se dit profondément désespéré par la situation. Il connaît les maux de cette machine européenne pour l’avoir pratiquée de l’intérieur. S’il en avait à nouveau l’occasion, il affirme qu’il saurait désormais comment « casser le rouleau compresseur ». Mais en attendant, l’Europe continue d’avancer sans boussole, produisant norme après norme, souvent au détriment de ses propres industries et de sa souveraineté.

Face à ce constat sévère, l’ancien ministre plaide pour une refondation totale de la machine européenne, loin de la bureaucratie actuelle et davantage ancrée dans les réalités géopolitiques du XXIe siècle.

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