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L’éclairage scientifique : l’instabilité inhérente de l’ARN
Pour le professeur Didier Raoult, microbiologiste et infectiologue, ces précautions contractuelles ne sont pas surprenantes, elles reflètent une réalité biologique et chimique que les décideurs politiques ont ignorée. Il rappelle que la technologie de l’ARN messager n’avait jamais abouti à un produit commercialisé avant la crise du Covid-19.
Contrairement à un médicament chimique classique (comme l’aspirine ou la pénicilline) qui peut être parfaitement purifié et dont la composition est immuable, l’ARN est instable par nature. « À chaque fois que vous faites de l’ARN, vous faites des erreurs, c’est mécanique », explique le professeur. Lors du processus de duplication en usine, des mutations se produisent inévitablement. Il est donc scientifiquement impossible de garantir que chaque lot contient une séquence d’ARN strictement identique et chimiquement pure. On injecte ce que le scientifique qualifie de « soupe » dont la composition exacte varie, justifiant ainsi l’impossibilité pour le fabricant de garantir l’innocuité absolue de chaque dose.
Enjeux financiers et obsolescence médicale
Au-delà de la technologie, le professeur Raoult pointe du doigt un système fondé sur l’innovation à tout prix et la rentabilité. L’industrie pharmaceutique moderne repose sur le système des brevets. Pour générer des profits massifs, il faut constamment imposer de nouvelles molécules brevetées et écarter les traitements anciens, tombés dans le domaine public et devenus très peu coûteux.
Cette logique expliquerait, selon lui, la diabolisation immédiate des molécules anciennes repositionnables, qui auraient pu constituer une entrave réglementaire et financière au déploiement des vaccins expérimentaux. Aux États-Unis, la législation permet en effet d’accorder une autorisation d’urgence à un vaccin expérimental uniquement s’il n’existe aucun traitement alternatif efficace disponible.
Des fonds d’investissement gigantesques, dont le budget dépasse parfois celui de certains États, détiennent des participations croisées dans l’industrie pharmaceutique, les grandes revues scientifiques et les médias, créant un écosystème où les intérêts financiers priment largement sur le débat scientifique contradictoire.
Vers une transparence totale ?
Face à ces découvertes, les associations de victimes et les lanceurs d’alerte refusent de baisser les bras. Marc Doyer, porte-parole de Verity France, dont l’épouse est décédée de la maladie de Creutzfeldt-Jakob peu après sa vaccination, réclame l’ouverture d’une véritable commission d’enquête parlementaire en France, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.
Pour mettre les décideurs et les professionnels de santé face à leurs responsabilités, Frédéric Beltra a publié l’intégralité des contrats non caviardés en libre accès sur les réseaux sociaux (via le compte X @contratcovid). Parallèlement, des procédures judiciaires suivent leur cours, notamment devant le tribunal administratif contre l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), pour demander le retrait de ces produits tant que la lumière totale n’aura pas été faite sur leurs effets réels.
L’histoire de cette crise sanitaire semble encore loin d’avoir livré tous ses secrets, mais la fin de l’opacité contractuelle marque un tournant décisif dans la quête de vérité des citoyens européens.
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