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La famille Mather arriva en Virginie coloniale en 1649. Issus de la petite noblesse anglaise, ils possédaient des terres et un nom prestigieux à Londres. Mais l’Amérique leur offrit quelque chose que l’Angleterre ne put jamais leur garantir : le contrôle. Un contrôle absolu et incontesté sur la descendance. On ne parlait pas d’obsession à l’époque, mais de préservation.
Vers 1700, les Mathers avaient établi ce qu’ils appelaient dans leur correspondance privée le pacte. Il était simple : se marier au sein de la famille, conserver les terres ensemble, préserver la pureté du nom et éviter tout mélange de sang. Pendant les premières générations, cela n’avait rien d’inhabituel. Les mariages entre cousins étaient courants au sein de l’élite coloniale.
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