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Des liens anciens
Patrick Sébastien et Emmanuel Macron ne sont pas des inconnus l’un de l’autre. L’animateur a souvent raconté avoir rencontré le futur président avant son accession à l’Élysée. Des échanges, des messages, une forme de complicité qui a pu exister. Mais les années ont passé. Et les relations se sont tendues.
“Je le connais, on s’est envoyé des messages”, reconnaît-il. Mais cette connaissance personnelle ne l’empêche pas d’être critique. Au contraire, elle donne davantage de poids à ses mots.
“L’impopularité est justifiée”
Le constat de Patrick Sébastien est sans appel. “L’impopularité de Macron est justifiée, même si ce n’est pas le seul responsable de la situation.” Il pointe notamment la justice, l’insécurité, les choix européens, autant de sujets qui, selon lui, éloignent les Français du président.
Il prend soin de nuancer : Emmanuel Macron n’est pas le seul responsable. Mais il est le symbole. Celui que les Français regardent, qu’ils jugent, qu’ils rejettent aujourd’hui massivement.
Les colères du peuple : agriculture, migrants, pouvoir d’achat
L’agriculteur et le Mercosur
Patrick Sébastien se fait l’écho des colères qui traversent la France. Et il le fait avec des mots simples et directs, ceux qu’il a toujours employés à la télévision. “Quand un agriculteur voit arriver le Mercosur, il en veut à Macron et à l’Europe.”
L’accord commercial entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine est en effet l’un des symboles de la colère agricole. Des mois de manifestations, de blocages et de tensions, sans que les pouvoirs publics n’aient vraiment trouvé de solution.
Migrants et logement
Le deuxième sujet qu’il évoque est plus polémique. “Quand un Français honnête voit des hôtels remplis de migrants, logés et nourris avec son argent, alors qu’il n’arrive pas à payer son loyer, il explose.”
Patrick Sébastien anticipe les accusations. “Ce n’est pas du racisme, de l’exclusion, c’est du bon sens”, précise-t-il. Une façon de désamorcer les critiques, mais aussi de dire que la colère des Français sur ce sujet est légitime, qu’elle n’a rien à voir avec la haine de l’autre, mais bien avec la difficulté de vivre.
La fracture sociale
Derrière ces exemples, c’est une réalité plus large qu’il décrit : celle d’un pays fracturé, où les élites ne comprennent plus la vie des gens et où les discours politiques ne correspondent plus aux réalités du terrain.
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