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Mon fils a trouvé un ours en peluche borgne dans la terre – Cette nuit-là, il a murmuré son nom et a supplié : « Aidez-moi ! »

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Chaque dimanche, mon fils Mark et moi empruntions le même chemin autour du lac.

On faisait ça depuis deux ans, depuis le décès de sa mère. Peu importait que je sois épuisée, submergée de paperasse ou à bout de forces. Le dimanche était sacré. Juste lui et moi, côte à côte, à marcher en silence ou à parler de tout et de rien.

Mark en avait besoin. Moi aussi.

C’est un enfant doux. Trop doux parfois. Le genre d’enfant qui s’excuse quand on le bouscule. Depuis le décès de sa mère, cette douceur s’est accentuée. Le moindre bruit le fait sursauter. Il pose des questions sur la mort à des moments inattendus, puis scrute mon visage attentivement, comme s’il vérifiait si je suis sur le point de disparaître moi aussi.

Parfois, j’oublie encore son absence. Je me tourne vers elle pour lui raconter une bêtise, une chose banale, et là où elle devrait être, il n’y a que le vide. Ces moments me transpercent comme un coup de poing en plein cœur, mais je ravale ma douleur. Mark ne doit pas voir cette part de moi. Il a besoin de son père stable, pas d’un père qui s’effondre.

Alors nous marchons.

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