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D’après les documents judiciaires, l’appareil a bien été récupéré sur les lieux par un enquêteur du bureau du shérif. Cependant, celui-ci n’aurait pas suivi la procédure habituelle de conservation des preuves. Au lieu d’être immédiatement placé dans l’espace sécurisé prévu à cet effet, l’équipement aurait été conservé dans son bureau pendant une longue période.
Entre-temps, la batterie s’est déchargée, entraînant la perte de certains paramètres de l’appareil. Plus problématique encore, lorsque la caméra a finalement été transmise aux experts chargés de son analyse, la carte mémoire présente lors de sa récupération avait disparu.
Une situation particulièrement sensible, car les images et les enregistrements audio auraient pu éclairer avec précision le déroulement de la confrontation. Cette preuve clé ne pouvait pas être remplacée ni reconstituée par d’autres moyens, selon la défense.
Le juge met fin aux poursuites

Face à cette disparition, les avocats d’Aaron Spencer ont soutenu que les enregistrements manquants pouvaient contenir des éléments favorables à leur client.
Après examen du dossier, le juge Ralph Wilson Jr. a estimé que les manquements constatés dans la gestion de cette preuve étaient suffisamment graves pour compromettre l’équité de la procédure.
Dans sa décision rendue le 4 juin 2026, il a considéré que la conduite des forces de l’ordre justifiait l’abandon des poursuites engagées contre Aaron Spencer, qualifiant cette mesure d’exceptionnelle mais nécessaire au regard des circonstances.
Cette décision met donc un terme à l’affaire pénale, sans qu’un procès n’ait lieu.
Un avenir politique toujours d’actualité
Malgré cette longue bataille judiciaire, Aaron Spencer poursuit son parcours politique. En mars dernier, il a remporté la primaire républicaine pour le poste de shérif du comté de Lonoke, battant le titulaire en place depuis plusieurs mandats.
Il sera désormais candidat lors de l’élection de novembre pour prendre la tête du même service qui avait conduit l’enquête ayant mené à son arrestation.
Une affaire hors norme qui rappelle à quel point la conservation des preuves peut parfois déterminer l’issue d’une procédure judiciaire entière.