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[LANGAGE CORPOREL] Analyse de Patrick BRUEL et Flavie FLAMENT. Ce que révèle leur langage corporel 🔥
Le retour à la conscience est tout aussi violent. En décrivant le réveil où elle constate que le chanteur est en train de lui remettre et de lui reboutonner son pantalon, ses lèvres se crispent de colère et d’agressivité contenue. Face aux critiques récurrentes sur les réseaux sociaux concernant son silence de trente ans, Flavie Flament s’anime d’une hypertonie flagrante. Sa tête s’agite, elle se recoiffe nerveusement. L’expert rappelle qu’expliquer l’amnésie traumatique — ce mécanisme cérébral de survie qui verrouille les souvenirs insoutenables avant qu’un élément déclencheur ne les libère massivement — constitue une seconde blessure traumatique pour les victimes.
La complaisance de l’époque et la langue d’attaque
L’analyse s’élargit enfin aux images d’archives de la télévision française des années 1990, notamment autour des figures de David Hamilton et de Gabriel Matzneff. En visionnant ces séquences de complaisance médiatique absolue face à des discours pédocriminels, les réactions physiques de Flavie Flament sur le plateau de Léa Salamé sont sans équivoque.
Face aux propos d’Hamilton sur “l’innocence” des jeunes filles, Flament affiche un sourire de pur malaise et de dégoût. Le plus frappant reste sa gestion de la colère : elle mord fortement sa langue et la sort légèrement de la bouche. En s’appuyant sur les travaux du zoologiste Desmond Morris, l’expert explique que ce mouvement de langue, ancré depuis la petite enfance, est le signal archétypal du rejet viscéral de la nourriture ou d’une situation. En se mordant la lèvre, elle retient ses cris et ses insultes. Ses mains, solidement crispées l’une dans l’autre au point de rendre ses pouces rouges, trahissent une tension extrême et un désaccord total avec Léa Salamé lorsque cette dernière tente de dédouaner les journalistes de l’époque.
Cette analyse comportementale met en lumière un corps qui refuse de se taire. Si l’affaire est désormais entre les mains de la justice, le langage non verbal de Flavie Flament offre la radiographie douloureuse mais transparente d’une mémoire traumatique qui a fini par imploser.