La mort d’Alain Orsoni : l’ancien chef du Parti national corse a été abattu lors des funérailles de sa mère. La police a découvert un détail macabre sur son corps.
Selon les informations de BFM TV, les faits se seraient déroulés aux alentours de 16h30. Alain Orsini aurait été touché d’une balle unique, “un tir à longue distance“, a confirmé le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe.
Toujours les sources de nos confrères, le tireur aurait ensuite pris la fuite.
Le Parquet national de lutte contre la criminalité organisée (Pnaco) en charge du dossier
Peu de temps après le drame, les investigations auraient été confiées à la section de recherches d’Ajaccio et à la cellule d’identification criminelle de Corse-du-Sud avant d’être reprises par le tout récent Parquet national de lutte contre la criminalité organisée (Pnaco) et la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, précisent l’AFP, le Pnaco et le procureur de Marseille, Nicolas Bessone.
Pour le Pnaco, qui conduit là son tout premier dossier depuis son installation le 5 janvier, la décision de se saisir de l’affaire s’explique notamment par le profil de la victime et ses liens avec la sphère corse. Un magistrat de la Jirs de Marseille a été envoyé sur les lieux, tandis qu’un représentant du Pnaco est attendu ce mardi, ont indiqué le parquet spécialisé et le procureur.
Un passé marqué par une menace mortelle
Alain Orsoni, ancien nationaliste corse au parcours marqué par plusieurs condamnations, avait quitté l’île en 1996 pour s’installer durant de nombreuses années à l’étranger avant de revenir en 2008.
Peu après son retour, il avait échappé à une tentative d’assassinat et pris la présidence de l’Athletic Club Ajaccio (ACA).
Selon BFM TV, sa famille est depuis longtemps confrontée à des violences liées aux rivalités du grand banditisme insulaire.
Mort d’Alain Orsoni : un assassinat au cœur de l’île de la Corse
La tragédie qui a frappé le village tranquille de Vero, près d’Ajaccio, ce lundi 12 janvier 2026, a choqué toute la Corse et au-delà. Alain Orsoni, figure emblématique du nationalisme corse et ancien dirigeant du mouvement indépendantiste, a été tué par balle alors qu’il rendait hommage à sa mère, dans une scène qui semble tout droit sortie d’un film de crime. Âgé de 71 ans, l’homme d’affaires corse a été abattu en pleine cérémonie funéraire, dans un acte qui a non seulement choqué sa famille et ses proches, mais aussi l’ensemble de la population insulaire.
Le village de Vero, connu pour sa quiétude et sa beauté pittoresque, a été transformé en un lieu de violence en quelques minutes seulement. Vers 16h30, un tireur isolé a ouvert le feu sur Orsoni alors qu’il se trouvait à proximité de la sépulture de sa mère. Un seul tir, mais un tir mortel, effectué à une distance qui aurait permis au tireur de fuir rapidement. Le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, a confirmé que l’attaque était de nature professionnelle et planifiée, un fait qui confirme l’hypothèse d’un règlement de comptes lié à son passé.
Cette attaque survient à un moment particulièrement troublé de l’histoire de la Corse, où les tensions entre groupes nationalistes et criminalité organisée continuent de marquer l’île. Alain Orsoni, qui avait été un acteur majeur du mouvement nationaliste dans les années 80 et 90, avait déjà échappé à plusieurs tentatives d’assassinat dans le passé. Son retour sur l’île, après une longue période d’exil, n’a pas semblé mettre fin aux menaces qui pesaient sur lui et sa famille.
Les premiers éléments de l’enquête ont été confiés aux autorités locales avant d’être rapidement pris en charge par le Parquet national de lutte contre la criminalité organisée (Pnaco), une structure récemment mise en place pour lutter contre les actes criminels en Corse. Le Pnaco, dirigé par un procureur d’exception, a expliqué que la décision de se saisir de l’affaire était liée à la nature du crime, à la victime et à son rôle dans les événements politiques de l’île. Cette enquête marque également le premier dossier traité par le Pnaco depuis sa création le 5 janvier 2026.
Les enquêteurs ont rapidement découvert que la famille Orsoni avait été au centre de rivalités violentes depuis de nombreuses années, liées à l’évolution du milieu du grand banditisme en Corse. Les liens entre le crime organisé et le nationalisme corse sont bien établis, et certains observateurs estiment que cet assassinat pourrait être le résultat d’une guerre de pouvoir entre différentes factions qui cherchent à s’imposer sur l’île.