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La disparition de la fillette de 11 ans, Lyhanna : le témoignage de sa mère révèle une relation inquiétante avec le principal suspect.
L’individu a été interpellé et placé en garde à vue sous la qualification criminelle d’« enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans ». Cette proximité entre la victime et le suspect principal renforce l’hypothèse d’un détournement basé sur la confiance, une piste que le témoignage de la mère de Lyhanna semble malheureusement confirmer.
Le témoignage de la mère : Des signaux faibles qui interpellent a posteriori

Charly, la mère de Lyhanna, s’est exprimée avec courage face aux enquêteurs et aux médias pour tenter de comprendre comment un tel drame a pu se produire. Elle a révélé que le quadragénaire s’était progressivement immiscé dans le quotidien de sa fille, sous couvert d’une bienveillance paternelle.
Une proximité excessive lors des moments partagés
La mère se souvient de détails qui, au début de l’année scolaire, n’avaient pas suscité de méfiance immédiate :
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Des séjours chez la camarade : Lyhanna avait déjà passé la nuit chez sa meilleure amie Sofia.
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Des gestes ambigus : Au retour de ce séjour, la fillette avait rapporté que le père « jouait souvent avec elle » et « la chatouillait, un peu comme un père avec sa fille ».
À l’époque, interrogée par ses parents pour savoir si ces gestes la mettaient mal à l’aise, la collégienne avait répondu par la négative, ne percevant pas de danger.
Des rituels quotidiens suspects autour du collège
Plus inquiétant encore, l’homme de 41 ans avait instauré une routine pour croiser la route de Lyhanna en dehors de la présence des parents. « Elle le croisait presque tous les matins en descendant du bus pour aller au collège. Il lui apportait parfois des collations », explique Charly.
Aujourd’hui, ces habitudes autrefois perçues comme anodines sont analysées par les enquêteurs comme une potentielle entreprise de séduction et de mise en confiance (phénomène de grooming). Pour la mère de la victime, le scénario de la disparition ne fait plus de doute :
« Si c’est bien lui qu’elle connaissait, alors elle a pu monter dans sa voiture sans se méfier… Je pense que c’est ce qui s’est passé. »
L’angoisse d’une mère en ce jour de fête des Mères
Pour la famille de la fillette, l’attente est un calvaire sans nom. Le calendrier est venu ajouter une cruauté supplémentaire à cette affaire, puisque le week-end de la disparition coïncidait avec la fête des Mères.
Brisée par les larmes et le manque de sommeil, Charly confie son immense douleur face à l’absence de sa fille :
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