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La CIA fait face à de vives réactions après la déclassification, au bout de 60 ans, d’un document caché sur un remède potentiel contre le cancer

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  • Le Guanozolo : Cette molécule interfère avec la production des acides nucléiques, les éléments constitutifs de l’ADN et de l’ARN. Lors de tests en laboratoire, elle a supprimé la synthèse de ces acides chez certains micro-organismes, mais aussi dans des tumeurs cancéreuses cultivées chez des souris. En bloquant la réplication rapide de l’ADN, indispensable à la division incontrôlable des cellules cancéreuses, ce composé parvenait à ralentir la croissance tumorale.
  • L’atébrine : Les chercheurs ont étudié la réaction des tissus face à ce produit chimique qui existe sous deux formes miroirs (les énantiomères). Alors que la forme orientée vers la gauche était plus toxique pour la plupart des animaux étudiés, les tissus tumoraux de souris et les vers parasites se sont montrés plus sensibles à la forme orientée vers la droite. Cette réponse inhabituelle suggérait que les cellules tumorales et les parasites possédaient des récepteurs chimiquement inversés.
  • La réalité scientifique derrière la polémique

    Sur les réseaux sociaux, la résurgence de ce document a conduit certains utilisateurs à affirmer que « la CIA savait depuis 1951 que le cancer était causé par des parasites ». Cependant, une lecture attentive du rapport montre qu’il ne prétend en aucun cas que le cancer est une maladie parasitaire. Il souligne uniquement des similitudes biochimiques et métaboliques entre les deux, et note que certains composés les affectent de la même manière.

    Les scientifiques soviétiques avaient d’ailleurs théorisé que la malignité pourrait provenir de changements chimiques au sein de l’environnement interne de la cellule, affectant particulièrement les systèmes enzymatiques et le métabolisme des purines.

    Si la science moderne ne considère évidemment pas les tumeurs comme des parasites au sens littéral du terme, de nombreux aspects de la biologie tumorale mis en évidence dans ce rapport, tels que l’altération du métabolisme et l’évasion immunitaire, restent des domaines de recherche extrêmement actifs aujourd’hui. Ce document déclassifié offre ainsi un aperçu rare des réflexions scientifiques menées derrière le rideau de fer au milieu du XXe siècle, à une époque où la médecine cherchait encore à percer les mystères fondamentaux du cancer.

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