ADVERTISEMENT

Boone nous assura que Roman ne pourrait pas revendiquer la garde, mais qu’il financerait un fonds protégé pour Naomi.
Roman admit qu’il voulait « une chance de ne pas ignorer ce que ma famille avait volé ».
Vivian expliqua à Naomi l’histoire de sa grand-mère, Lorraine Brooks, brillante chorégraphe noire dont l’œuvre—la fameuse valse de la Ashford Foundation—avait été volée et renommée.
Roman révéla que la danse de Naomi lors d’un gala démontrait la paternité artistique de Lorraine.
Nous visionnâmes d’anciens enregistrements montrant Lorraine créer la chorégraphie tandis que le jeune Henry Ashford en revendiquait le crédit.
Peu de temps après, notre appartement fut fouillé. Roman expliqua qu’il avait agi publiquement lors du gala pour dénoncer ceux qui avaient enterré le nom de Lorraine, utilisant la danse de Naomi comme preuve.
Les preuves manquantes furent retrouvées dans la boîte de crayons de Naomi : notes, contrats et une cassette où Lorraine revendiquait son œuvre.
Le père de Roman avait tenté de rétablir la justice avant sa mort ; Roman poursuivit son travail.

Lors du gala du centenaire de la fondation, Celeste tenta de faire performer Naomi, mais elle refusa de danser sans créditer sa grand-mère.
Roman interrompit le gala, dénonça le conseil d’administration et rétablit les droits de Lorraine, renommant l’œuvre Souveraine d’Hiver. Naomi et moi fondîmes en larmes.
Quelques mois plus tard, le Lorraine Brooks Center for Movement and Music ouvrit ses portes, accueillant tous les enfants, avec Vivian à la direction artistique et Boone assurant la protection légale.
Je me formai à la gestion artistique et repris la danse. Roman respecta nos limites, assistant aux événements sans jamais imposer de rôle parental. Naomi l’appelait simplement « Roman ».
Lors de la première représentation publique du centre, Naomi dansa Souveraine d’Hiver avec un autre enfant, développant honnêtement son talent.
Je regardais, Roman regardait, et le public voyait l’héritage transmis. Après le spectacle, Naomi courut dans mes bras, riant.
« Maman, cette salle m’a aimée. » Je lui embrassai le front. « Non, ma chérie. Cette salle a enfin appris à le faire. »
ADVERTISEMENT