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La mort de la petite Lyhanna semble illustrer des défaillances dans le suivi des personnes suspectées de violences sexuelles contre des mineurs. Le principal suspect avait en effet déjà fait l’objet de plaintes et signalement depuis 2017, mais n’avait jamais été condamné.
Jérôme B., 41 ans, a été mis en examen pour l’enlèvement et la séquestration de la petite Lyhanna, dont le corps a été retrouvé dans le Gers, jeudi 5 juin 2026. À la tragédie que représente cette disparition s’est ajouté le sentiment que la mort de la collégienne de 11 ans aurait pu être évitée. Les premiers éléments sur le passé du suspect laissent en effet entrevoir des dysfonctionnements, voire un fiasco judiciaire.
Jamais condamné et présumé innocent, l’homme est cependant apparu dans plusieurs affaires de violences sexuelles sur mineurs. Il devait même être mis en examen dans les jours qui suivaient la disparition de Lyhanna. Certaines plaintes ont été classées sans suite, d’autres étaient en cours d’instruction. Des procédures n’aboutissant pas nécessairement à des plaintes ont également été déclenchées depuis près de 10 ans. En tout, ce lundi 8 juin 2026, Jérôme B. ferait l’objet de 7 plaintes et plusieurs signalements, dont certains ont été déposés après la disparition de Lyhanna.
Jérôme B. devait être mis en examen lors de la disparition de Lyhanna
Selon les informations de France Info, Jérôme B. aurait fait l’objet d’un premier signalement en 2017 par une mère inquiète. L’homme alors âgé d’une trentaine d’années aurait en effet eu une relation consentie, et donc légale, avec sa fille de 17 ans. Aucune plainte n’aurait donc été déposée.
En 2021, Jérôme B. aurait été licencié d’un lycée du Gers pour une relation inappropriée avec une élève et des messages envoyés à plusieurs autres. La procureure de la République d’Auch a fait savoir que ces faits – dont on ignore s’ils présentaient un caractère délictueux ou criminel – n’avaient pas été signalés à la justice.
La première plainte pour viol sur mineur a été déposée en octobre 2022. Portant sur des faits qui auraient été commis en 2020 sur une enfant de 7 ans, elle a été classée sans suite. L’examen psychologique de la fillette avait conclu à des “affabulations“. Cette plainte pourrait cependant être réexaminée à la lumière de ces nouvelles accusations.
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