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Une leçon pour les adultes aussi

« Je peux vous faire un câlin ? Pour dire merci de ne pas m’avoir mis en prison ? »
Elle est répartie apaisée. Non parce que son erreur avait disparu, mais parce qu’elle avait compris qu’on peut faire une bêtise sans être une « personne mauvaise ».
Dans les jours suivants, l’histoire a circulé au commissariat. Elle a rappelé à chacun qu’un geste bienveillant peut marquer bien plus durablement qu’une remontrance.
Et si cette fillette oublie un jour le nom du lieutenant, elle se souviendra peut-être de ceci :
On peut dire la vérité. On peut réparer. Et on peut se pardonner.
Parce qu’au fond, éduquer un enfant, ce n’est pas lui apprendre à éviter toute erreur.
C’est lui apprendre à grandir grâce à elles.
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