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Un frère et une sœur blessés dans l’incendie de Crans-Montana réclament 56 millions de francs suisse

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Plusieurs mois après le drame survenu dans un établissement nocturne de Crans-Montana, les victimes tentent de reconstruire leur vie tout en engageant une bataille judiciaire d’ampleur.

Entre séquelles physiques lourdes et traumatismes persistants, une famille réclame des indemnisations considérables aux responsables présumés de l’incendie. Quatre mois après l’incendie meurtrier du bar « Le Constellation », qui a causé la mort de 41 personnes et fait plus d’une centaine de blessés, une famille a décidé de saisir la justice. Fabienne et Gilles, un frère et une sœur présents sur les lieux au moment des faits, ont engagé des poursuites contre les gérants de l’établissement ainsi que contre plusieurs responsables politiques locaux.

Accompagnés de leurs parents et de leur autre frère, ils réclament au total 56 millions de francs suisses de dédommagement, soit une somme dépassant les 60 millions d’euros. Cette démarche vise à obtenir réparation pour les préjudices physiques, psychologiques et financiers subis depuis le drame.

Une nuit marquée par la panique et les flammes

Originaires du canton de Vaud, Fabienne et Gilles s’étaient rendus dans l’établissement peu après minuit. Moins d’une heure plus tard, ils tentaient de fuir un incendie d’une violence extrême, provoqué selon leur témoignage par des fusées étincelantes entrées en contact avec la mousse isolante du plafond.

Situés à proximité immédiate du point de départ du feu, ils décrivent une situation rapidement devenue incontrôlable. La chaleur intense et la propagation rapide des flammes ont rendu toute évacuation particulièrement difficile, tandis que le plafond s’embrasait au-dessus d’eux.

Une évacuation entravée par un mouvement de foule

Dans leur tentative de fuite, les victimes se sont retrouvées confrontées à un mouvement de panique généralisé. Un afflux de personnes dans l’escalier menant à la sortie a provoqué un engorgement, bloquant toute progression. Fabienne évoque avoir été submergée par un véritable mur de feu, ressentant les flammes se propager sur son corps.

Quelques instants plus tard, son frère parvient à la dégager en la poussant vers la sortie, malgré la confusion ambiante. Les deux victimes ont été gravement touchées, Fabienne présentant des brûlures avec des cheveux partiellement calcinés, tandis que Gilles souffrait de lésions à la nuque, au dos et aux mains.

Des blessures graves et des séquelles durables

Après leur sortie de l’établissement, Gilles perd connaissance au rez-de-chaussée. Tous deux sont ensuite pris en charge avant d’être transportés vers un hôpital. Les conséquences médicales se révèlent particulièrement lourdes, nécessitant des soins intensifs et un suivi prolongé.

Fabienne affirme souffrir depuis cette nuit de troubles persistants, marqués par des souvenirs envahissants, des crises d’angoisse et des difficultés à retrouver une vie sociale normale. Elle réclame à ce titre 25 millions de francs, en lien avec ses brûlures couvrant 10 % de son corps et les interventions chirurgicales subies.

De son côté, Gilles, dont les brûlures concernent près de 30 % de son corps, décrit une prise en charge d’urgence particulièrement critique. Placée en coma artificiel et intubé dès son arrivée à l’hôpital, sa vie était alors en danger immédiat, selon son témoignage.

Un parcours médical complexe et éprouvant

Le jeune homme a été transféré entre plusieurs établissements médicaux, notamment à Zurich, Lucerne puis au CHUV de Lausanne. Il a dû subir de multiples opérations, dont des greffes de peau, dans un contexte marqué par l’éloignement de ses proches restés dans le canton de Vaud.

Cette succession d’interventions et la durée des soins ont profondément affecté son quotidien, tant sur le plan physique que psychologique. L’isolement et la gravité des blessures ont accentué les difficultés de rétablissement, selon les éléments rapportés.

Une plainte collective impliquant toute la famille

Au-delà des deux victimes directes, l’ensemble de la famille a décidé de se joindre à la procédure. Les parents réclament chacun 2,5 millions de francs, invoquant la charge émotionnelle, les frais engendrés par les déplacements et les pertes professionnelles liées à la situation.

Le frère de Fabienne et Gilles sollicite quant à lui un million de francs d’indemnisation, mettant en avant les répercussions de l’événement sur sa vie familiale ainsi que sur son parcours scolaire.

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