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Une nouvelle étape judiciaire s’ouvre autour de l’affaire impliquant l’eurodéputée Rima Hassan.

Après la divulgation d’informations relatives à sa garde à vue, plusieurs plaintes ont été déposées, tandis que les autorités ont engagé des investigations internes pour faire la lumière sur ces fuites.
L’eurodéputée Rima Hassan a décidé de saisir la justice à la suite d’informations publiées dans la presse. Par l’intermédiaire de son avocat, elle a déposé une plainte pour « violation du secret professionnel ». Cette démarche intervient après des révélations concernant sa garde à vue survenues dans un article du journal satirique Le Canard Enchaîné.
Selon ces éléments, des informations confidentielles liées à la procédure auraient été diffusées. L’avocat de l’élue indique que la plainte vise à établir les responsabilités dans la divulgation de ces données, protégées par le secret de l’enquête.
Une enquête interne déclenchée par le ministère

De son côté, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé la saisine de l’Inspection générale de la justice. Cette instance est chargée de déterminer l’origine des fuites survenues durant la garde à vue, afin de vérifier le respect des règles en vigueur.
Cette initiative intervient dans un contexte de tensions autour de la circulation d’informations judiciaires sensibles. Les autorités cherchent à clarifier les circonstances de ces révélations, alors que plusieurs acteurs contestent leur origine.
Des plaintes croisées après les révélations

L’affaire a également donné lieu à d’autres actions judiciaires. Le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, mis en cause dans les révélations, a lui-même déposé plainte pour diffamation.
Il affirme être la cible d’accusations infondées et indique également avoir engagé une procédure en réaction à des propos jugés injurieux. Ces démarches illustrent l’ampleur des tensions suscitées par la publication des informations, et la multiplicité des positions dans ce dossier.
Une garde à vue à l’origine de la controverse

Rima Hassan avait été placée en garde à vue le 2 avril dans le cadre d’une enquête pour apologie du terrorisme. Cette procédure faisait suite à une publication évoquant un individu condamné pour des faits liés au terrorisme.
Durant cette garde à vue, certaines informations ont été relayées dans les médias, notamment concernant la présence supposée de substances dans ses effets personnels. Ces éléments, au cœur des fuites dénoncées, ont contribué à alimenter la controverse autour de l’affaire.
Des éléments contestés par la défense
L’avocat de l’eurodéputée a apporté des précisions concernant ces informations. Il indique que les produits retrouvés correspondaient à du CBD acquis légalement. Des analyses auraient révélé la présence éventuelle de traces de substances supplémentaires, tout en précisant que les examens effectués n’ont pas confirmé leur présence dans l’organisme de sa cliente.
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