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Emporté par une vague, Medhi Narjissi a été annoncé mort après sa disparition en mer par les autorités sud-africaines, avant que la Fédération française de rugby ne démente l’information dans un premier temps. Les recherches ont duré pendant plusieurs jours pour tenter de retrouver le jeune espoir du Stade toulousain, mais elles ont malheureusement été infructueuses. L’émotion suscitée par sa disparition a entraîné un élan de solidarité et même Antoine Dupont s’est mobilisé pour la famille du jeune rugbyman emporté par une vague. Les proches du jeune sportif se sont malgré tout fait une raison et ils n’ont plus vraiment d’espoir de retrouver le jeune homme.
« Notre vie s’est arrêtée le 7 août », déclare le père de Medhi Narjissi
Au lendemain du bel hommage rendu à Medhi Narjissi par tout un stade, son père et ancien rugbyman professionnel, Djalil Narjissi, a accepté de se confier auprès de France Télévisions, dans l’émission Tout le sport, diffusée ce lundi 16 septembre. « Pour nous, c’était quelque chose de très fort par rapport à ce que représente Medhi, pour ces personnes là, pour son club, pour ses coéquipiers, pour la grande famille toulousaine qui a été présente pour Medhi », explique-t-il à propos de l’hommage rendu à son fils, avant d’en dire plus sur la tragédie que sa famille traverse actuellement : « Notre vie s’est arrêtée le 7 août. On survit aujourd’hui, on survit à cette catastrophe. Ce moment nous a fait du bien. Le fait de savoir que Medhi a ensoleillé ces personnes… Il était apprécié de tout le monde, comme un garçon de 17 ans qui aime son sport, qui aime vivre, qui ne mérite pas de partir comme ça. Personne, aucun enfant. On a encore du mal à l’accepter et on ne l’acceptera jamais. »
Des mots très forts de la part de Djalil Narjissi, qui s’est déjà exprimé fin août sur ce drame aux côtés de sa femme, Valérie. Les parents du rugbyman disparu en mer à seulement 17 ans ont désigné un responsable, estimant qu’il y a eu un dysfonctionnement dans l’encadrement des jeunes. « On leur confie notre enfant, il ne revient pas. C’est qu’il y a eu faute », déclarait la mère de Medhi Narjissi. Me Édouard Martial, l’avocat de la famille, souhaite que le président de la FFR, Florian Grill, soit entendu, ainsi que « tout le groupe de l’équipe de France U18, et notamment les joueurs qui étaient dans l’eau. »
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