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« Les Français ne peuvent plus attendre »: LFI déposera une motion de censure dès « le premier jour » de la rentrée parlementaire

Le plan Bayrou contient plusieurs propositions hautement contestées. Parmi elles, la suppression de deux jours fériés et une “année blanche” en 2026, qui gèlerait les dépenses de l’État, notamment les prestations sociales. Pour Manuel Bompard, ces mesures entraîneraient une baisse immédiate du pouvoir d’achat, aggravant une situation déjà marquée par un “record historique de pauvreté” en 2023, selon l’Insee.
Un appel à la mobilisation populaire
Au-delà de la bataille parlementaire, LFI entend s’appuyer sur la rue. Manon Aubry appelle à une “censure populaire”, estimant qu’une forte mobilisation citoyenne est indispensable pour contraindre le gouvernement et les autres groupes politiques à se positionner. Elle a notamment affiché son soutien au mouvement de blocage prévu le 10 septembre, qui appelle à “tout bloquer” en France, que ce soit par la grève ou par un boycott de la consommation.
Si la rentrée parlementaire est prévue fin septembre, les Insoumis réclament une session extraordinaire pour pouvoir déposer leur motion au plus vite. Pour eux, chaque semaine compte afin de contrer ce qu’ils considèrent comme un budget de “malheur”. Dans ce bras de fer qui s’annonce, la gauche radicale espère fédérer bien au-delà de ses propres rangs, misant sur une contestation sociale et politique de grande ampleur.

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