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Dans une interview accordée à Gala Paris, notre magazine gratuit consacré aux JO, le jeune nageur s’est ouvert sur son quotidien. Il a notamment expliqué pourquoi il vit à Phoenix depuis trois ans : « C’est là que travaille mon entraîneur, Bob Bowman, l’ancien coach de Michael Phelps, l’homme aux 23 titres olympiques. » Un entraîneur particulièrement fier de son jeune poulain, comme il l’avait confié après sa dernière victoire : « Léon Marchand montre des choses que je n’ai même pas vu Michael Phelps faire à l’entraînement. » En parallèle, le jeune prodige suit un cursus en programmation informatique à l’université, un élément « indispensable » à son équilibre. Un statut « d’étudiant anonyme » qu’il apprécie : « Je ressens moins de pression qu’en France », a confié à Gala Paris le nageur fermement décidé à faire des prouesses aux JO.

Léon Marchand surbooké : « Je sais que j’en ai le potentiel ! »
À Phoenix, le jeune homme, qui préfère nager en extérieur, bénéficie aussi d’une émulation collective en côtoyant d’autres champions au quotidien. Comme il l’a encore expliqué, avec deux séances d’entraînement quotidiennes six jours par semaine, couplées à ses cours, il est loin de s’ennuyer : « Le soir, pas besoin de berceuse pour m’endormir ! » Un investissement énorme auquel le nageur plutôt réservé et toujours modeste s’est volontiers soumis afin d’arriver fin prêt pour les JO, lui qui espère bien ramener des médailles, voire même battre son propre record du monde : « Je sais que j’en ai le potentiel. »
Respectivement finaliste olympique en 1996 et 2000 et médaillé d’argent du 200m 4 nages aux Mondiaux de 1998, et championne de France et olympique en 1992, le père et la mère de Léon Marchand craignaient qu’il soit dans “une démarche de reproduction”. “Ça n’a jamais été une évidence et mes parents ne m’ont jamais vraiment poussé. Ils ont plutôt essayé de me freiner, voir de me dissuader”, racontait aussi leur fils champion il y a cinq ans.
À l’âge de sept ans, Léon Marchand arrête en effet la natation, notamment car il a “tout le temps froid”. “Il faut dire que j’étais très mince”, expliquera-t-il. Quelques années plus tard, grâce à une amie de ses parents, il retrouve sa passion pour le bassin et s’inscrit aux Dauphins du TOEC, à Toulouse, où il reste jusqu’en 2021. Et c’est à 17 ans que le futur prodige des piscines remporte ses premiers titres.
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