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Le livre des paraboles
Le Livre des paraboles (chapitres 37 à 71) passe de l’attention directe portée aux Veilleurs à des thèmes plus larges tels que le jugement, l’espoir messianique et la fin des temps. Il aborde le thème d’une figure appelée le Fils de l’homme, l’Élu et le Juste, qui siège sur un trône de gloire. De nombreux érudits y voient des parallèles avec les idées sur le Messie qui apparaîtront plus tard dans les écrits chrétiens.
Le livre astronomique
Le Livre astronomique, également appelé Livre des luminaires, est une autre section remarquable d’Enoch. Il se concentre sur l’ordre cosmique, en particulier sur les mouvements du soleil, de la lune et des étoiles. Dans cette section, l’ange Uriel aurait guidé Énoch à travers le fonctionnement du cosmos.
L’une des idées principales est un calendrier solaire de 364 jours, dans lequel l’année est divisée en quatre saisons égales de trois mois de 30 jours, plus un jour supplémentaire. Cette conception aboutit à exactement 52 semaines par an, qui commencent toujours le même jour de la semaine.
Le livre des rêves et l’épître d’Enoch
Le Livre des Rêves (chapitres 83 à 90) présente des visions allégoriques qui racontent l’histoire d’Israël et du monde. Dans ces visions, les animaux symbolisent souvent des êtres humains ou des groupes de personnes, tandis que les figures humaines peuvent représenter des anges.
L’Épître d’Énoch (chapitres 91-108) est un mélange d’enseignements éthiques, de visions apocalyptiques et de prophéties spécifiques. Une partie de cette section inclut ce qu’on appelle l’Apocalypse des semaines, dans laquelle l’histoire du monde est divisée en dix semaines, chacune représentant une période ou une dispensation particulière.
Les vues des premiers pères de l’Église
Au début de la diffusion du christianisme, au Iᵉʳ siècle après J.-C., les positions des figures de l’Église primitive sur le livre d’Hénoch étaient diverses. Certains pères de l’Église l’ont traité avec respect, tandis que d’autres l’ont rejeté.
Parmi ceux qui s’y intéressaient figuraient Justin Martyr, Athénagore d’Athènes, Irénée, Clément d’Alexandrie, Origène, Tertullien et Lactance. Ils se référaient parfois aux écrits d’Énoch pour discuter des anges, des démons ou de l’ordre cosmique. Tertullien est même allé jusqu’à qualifier le livre d’Énoch d’Écriture, soutenant qu’il avait été rejeté par les Juifs parce qu’il contenait des prophéties concernant le Christ.
Cependant, avec le temps, le livre d’Enoch n’est pas devenu une partie standard du Nouveau Testament chrétien et n’a pas été accepté dans le canon juif. Une raison probable est qu’il n’a pas été écrit originellement en hébreu. Certaines parties étaient en araméen et le livre était associé à des groupes ou des idées que le courant dominant pouvait considérer comme marginaux ou hérétiques.
Néanmoins, de nombreux érudits estiment que ses thèmes ont influencé des passages du Nouveau Testament. L’épître de Jude, par exemple, cite une prophétie qui semble correspondre à un passage d’Enoch 1:9, dans lequel Dieu est décrit comme venant avec dix mille de ses saints.
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