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«Je dois protéger ma famille» : dans les Côtes-d’Armor, un maire élu au premier tour démissionne

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À peine élu, déjà contraint de quitter ses fonctions.

Dans une petite commune bretonne, un maire a vu son mandat brutalement interrompu après une série d’actes malveillants visant son domicile et son véhicule. Une affaire qui met en lumière les tensions locales et les difficultés croissantes rencontrées par certains élus.

À Moncontour, le mandat d’Olivier Pellan aura été particulièrement bref. Élu dès le premier tour des élections municipales le 15 mars avec plus de 53 % des suffrages, l’édile a quitté ses fonctions moins de deux semaines après son installation, une décision aussi soudaine que marquante pour cette commune d’environ 700 habitants.

Cette démission rapide a suscité une vive émotion au sein de la population locale, surprise par la tournure des événements. L’annonce officielle a été confirmée par l’Association des maires du département, qui a dénoncé des faits graves visant un élu dans l’exercice de ses responsabilités.

Des actes de vandalisme à l’origine du départ

À l’origine de cette situation, plusieurs dégradations ciblées. Dans la nuit du 21 au 22 mars, peu après le conseil municipal d’installation, le domicile du maire a été vandalisé. Des inscriptions ont été découvertes sur les murs, faisant notamment référence à une décision municipale controversée.

Ces messages visaient directement une subvention accordée à une école privée, un choix qui aurait suscité l’opposition d’une partie des habitants. L’inscription mentionnant l’OGEC – organisme chargé de la gestion de l’enseignement catholique – a renforcé cette interprétation.

Une escalade avec une nouvelle dégradation

Quelques jours plus tard, la tension est montée d’un cran. Le véhicule personnel d’Olivier Pellan, stationné à proximité de la mairie, a été dégradé. Rayures volontaires, répétition des actes : l’élu a dénoncé un véritable acharnement à son encontre, estimant que la situation devenait intenable.

Face à ces incidents successifs, des plaintes ont été déposées et une enquête a été ouverte par les forces de gendarmerie. Toutefois, ces démarches n’ont pas suffi à rassurer l’élu, profondément marqué par ces attaques.

Une décision motivée par la sécurité personnelle

Dans ce climat tendu, Olivier Pellan a finalement choisi de se retirer. Sa démission, adressée au préfet, a été rapidement acceptée. Il a justifié ce choix par l’impossibilité d’exercer sereinement ses fonctions.

La protection de sa famille a été au cœur de sa décision, l’ancien maire estimant ne plus pouvoir garantir leur sécurité face à des actes dont il redoute l’escalade. Cette situation met en lumière la pression croissante subie par certains élus locaux, même dans de petites communes.

Des réactions politiques et un appel à la fermeté

L’affaire a rapidement dépassé le cadre local. Vincent Jeanbrun a réagi publiquement, exprimant sa compréhension face à cette démission tout en regrettant une situation qu’il juge préoccupante.

Il a appelé à une réponse ferme des autorités face à ce type d’agissements, soulignant la nécessité de mieux protéger les élus. Lui-même ayant été confronté à des faits similaires par le passé, il a insisté sur l’importance d’un engagement renforcé de l’État.

Dans ce contexte, la municipalité a lancé un appel à la mobilisation citoyenne. Un rassemblement est prévu devant la mairie afin d’afficher un soutien aux institutions locales et aux principes démocratiques.

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