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Les petits signes qu’on choisit d’ignorer
Cette nuit-là, je me suis enfermée dans la salle de bain.
J’ai laissé l’eau très chaude couler sur moi, espérant laver la honte, la peur, et ce malaise qui s’installait depuis trop longtemps.
Il s’est endormi sur le canapé, sans un mot, comme si rien ne s’était passé.
Moi, je suis restée éveillée.
Les yeux rivés au plafond, à repasser en boucle des souvenirs qui prenaient soudain un autre sens :
les absences répétées,
le désintérêt croissant,
les phrases blessantes glissées comme des piques déguisées.
Je ne savais pas encore ce que j’allais faire.
Mais une chose était sûre : je ne pouvais plus faire semblant.
Car parfois, ce n’est pas le mensonge qui blesse le plus.
C’est tout ce qu’on découvre quand on choisit enfin de se taire… et d’observer
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