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Près de trois ans après la disparition de leur fils, Marie et Colomban Soleil ont choisi de rompre leur silence.

Dans une prise de parole rare, les parents d’Émile expriment leur lassitude face à l’emballement médiatique entourant l’affaire et appellent à davantage de retenue, alors que l’enquête se poursuit.
Le 8 juillet 2023, le jeune Émile disparaissait au Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence, alors qu’il séjournait chez ses grands-parents. Une vaste opération de recherches avait été engagée dans les heures suivant les faits. Plusieurs mois plus tard, en mars 2024, des éléments osseux appartenant à l’enfant ont été retrouvés à proximité de la zone de disparition, confirmant son décès. Depuis, les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer précisément les circonstances de ce drame, sans qu’aucune conclusion définitive n’ait encore été rendue publique.

Une parole rare pour dénoncer l’emballement médiatique
Longtemps restés en retrait, les parents d’Émile ont décidé de s’exprimer publiquement dans une tribune publiée le 3 mai 2026, afin de dénoncer ce qu’ils perçoivent comme des dérives médiatiques. Ils évoquent notamment le rôle de certaines personnes qui, selon eux, répondent de manière répétée aux sollicitations des médias en relayant des informations liées à l’enquête, malgré leur opposition. Les parents estiment que ces prises de parole peuvent donner une vision déformée du travail des autorités, rappelant que les investigations sont menées de manière méthodique et confidentielle par les services compétents.
Des critiques ciblant certaines publications récentes

Dans leur intervention, Marie et Colomban Soleil pointent également du doigt la diffusion d’informations qu’ils jugent sensibles, évoquant des publications récentes autour de l’affaire. Ils estiment que certains contenus médiatiques reposent sur des éléments relevant du secret de l’instruction, et que leur divulgation pourrait perturber le bon déroulement des investigations en cours. Les parents dénoncent par ailleurs des démarches qu’ils jugent inappropriées, notamment lorsque l’affaire est abordée sous un angle personnel ou émotionnel par des tiers.
Face à cette situation, les parents d’Émile appellent à une prise de conscience collective, demandant de limiter la diffusion et les commentaires autour d’informations sensibles liées à l’enquête. Ils insistent sur la nécessité de respecter le cadre judiciaire et de privilégier la recherche de la vérité dans un climat de sérénité.