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L’affaire judiciaire impliquant Isabelle Adjani connaît un nouveau développement en appel.

Au cœur du dossier, des accusations liées à sa situation fiscale et à la gestion de ses revenus, dans un contexte où l’actrice conteste fermement les faits qui lui sont reprochés.
Devant la cour d’appel de Paris, le parquet général a requis à l’encontre de Isabelle Adjani une peine de 18 à 24 mois de prison avec sursis probatoire, accompagnée d’une amende de 250 000 euros. À cela s’ajoute une demande de deux ans d’inéligibilité.
L’avocat général, Laurent Couderc, a sollicité la confirmation du jugement de première instance, estimant que les éléments présentés n’avaient pas modifié l’analyse juridique du dossier.
Une défense centrée sur la méconnaissance et la confiance accordée
Lors de l’audience, l’actrice a pris la parole pour contester les accusations. Elle a affirmé ne pas avoir géré directement ses obligations administratives, expliquant avoir confié ces responsabilités à des conseillers.
Elle a également évoqué une difficulté personnelle à gérer les démarches administratives, indiquant avoir toujours délégué ces aspects à des professionnels, dont elle reconnaît aujourd’hui ne pas avoir évalué les compétences avec suffisamment de recul.
Des faits reprochés sur plusieurs années

L’affaire porte notamment sur une domiciliation jugée fictive au Portugal en 2016 et 2017, ainsi que sur la qualification de certaines opérations financières antérieures. Les autorités estiment que ces éléments relèvent d’une organisation visant à optimiser sa situation fiscale de manière irrégulière.
De son côté, la défense souligne l’absence d’intention frauduleuse directe, mettant en avant le rôle central joué par des intermédiaires dans la gestion de ses affaires.
Des responsabilités rejetées sur l’entourage
Isabelle Adjani a insisté sur la confiance qu’elle accordait à son entourage professionnel et personnel, affirmant avoir été mal conseillée. Elle a notamment évoqué des relations passées avec certains collaborateurs, qu’elle accuse d’avoir mal géré ses intérêts.
Ces déclarations visent à déplacer la responsabilité vers les personnes en charge de ses dossiers, dans une affaire où la gestion financière apparaît comme un élément clé.
Une opposition entre les parties sur la résidence fiscale

L’un des points centraux du dossier concerne sa résidence fiscale. Si l’actrice affirme avoir des attaches au Portugal, les représentants de l’administration fiscale estiment qu’elle conservait en réalité ses intérêts principaux en France.
Cette divergence alimente le débat sur la qualification de sa situation personnelle et fiscale, déterminante pour l’issue de la procédure.
Une défense qui plaide la relaxe
L’avocat de l’actrice, David Lepidi, a plaidé en faveur d’une relaxe, dénonçant une approche jugée trop sévère de la part du ministère public. Il met en avant les circonstances personnelles et la complexité du dossier.
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