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La lignée des Marin s’est éteinte avec Daniel et Diana. Aucun cousin n’a survécu. Aucun descendant n’a perpétué le nom. Le domaine a disparu. Le journal a été saisi comme pièce à conviction, puis détruit dans un incendie au palais de justice en 1994. On ignore si cet incendie était accidentel, mais l’histoire demeure enfouie dans les archives judiciaires et médicales, dans la mémoire d’une ville qui a tout fait pour l’oublier. Certains héritages sont voués à disparaître.
Certaines lignées sont vouées à se briser. Et parfois, le plus grand courage qu’une personne puisse accomplir est de regarder en face tout ce qu’on lui a enseigné comme sacré et de l’appeler par son vrai nom. Ni destin, ni pureté, ni amour, juste des blessures transmises de génération en génération jusqu’à ce que quelqu’un finisse par dire : « C’est la vérité ! »
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