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Récemment, lors d’une conversation personnelle avec le Dr Pashkulev, je lui ai demandé : « Docteur, pourquoi cela nous est-il arrivé ? Pourquoi ce coronavirus nous a-t-il attaqués ainsi ? » Il m’a répondu : « C’est très simple. Les gens se sont pris trop au sérieux et se sont parés de toutes sortes de couronnes imméritées. »
Je ne veux pas du tout croire que cette couronne particulière soit méritée, mais quelque part entre la vanité et la suffisance, entre la surconsommation et l’excès d’indulgence, la couronne même de la création – l’homme – s’est figée dans la stupeur.
L’homme se figea, perplexe et surpris. Comme si cela ne pouvait lui arriver, ni maintenant, ni au XXIe siècle, où tout est censé être inventé, créé, dit, révélé, écrit, certain. Alors, lorsque l’esprit humain aura perdu la capacité de s’étonner, de s’étonner, de choquer, alors, lorsque la réalité virtuelle lui offrira plus que le présent et plus qu’un spectacle ; lorsque les sens seront saturés de visions, de goûts, d’expériences, alors une créature miniature parviendra à nous surprendre, à bouleverser notre monde et, en un instant, la certitude deviendra incertaine. Et tout deviendra stupéfiant. Il est stupéfiant de voir comment le petit parviendra à conquérir le grand, à l’englober et à s’ériger en maître absolu de l’humanité.
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