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Le Dr Laurent Schwartz, cancérologue reconnu de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, a publié en octobre 2024 le premier ouvrage français consacré au bleu de méthylène. Ce produit, longtemps relégué au rang de simple colorant, possède en réalité une histoire fascinante et de nombreuses applications thérapeutiques, notamment dans le traitement du cancer. À travers son livre et ses interventions, le Dr Schwartz propose une lecture novatrice du cancer et met en avant le bleu de méthylène comme une piste majeure, parmi d’autres, pour transformer la prise en charge de cette maladie.
Le cancer : une maladie métabolique et électronique
Selon le Dr Schwartz, le cancer ne devrait plus être perçu comme une multitude de maladies distinctes, mais bien comme une maladie du métabolisme, liée à une perturbation du fonctionnement électronique des cellules. Les travaux scientifiques, notamment ceux s’appuyant sur l’effet Warburg, ont montré que toutes les cellules cancéreuses présentent une consommation accrue de sucre. Cette particularité est visible lors d’un PET scan, où le sucre radioactif injecté se fixe préférentiellement sur les tumeurs.
Le cancer résulte, selon lui, d’un défaut dans la combustion du sucre par la cellule. Lorsque celle-ci ne parvient pas à « brûler » correctement le sucre, elle opte pour la fermentation, produisant ainsi de la masse et entraînant la division cellulaire. Ce dysfonctionnement repose sur des anomalies dans la gestion des électrons et des protons à l’intérieur de la cellule, faisant du corps humain une véritable « machine électronique ».
Rôle des électrons et de l’oxydation
La santé de la cellule dépend de son aptitude à oxyder, c’est-à-dire à faire en sorte que les électrons se lient à l’oxygène pour produire de l’eau et du gaz carbonique. Si ce processus est perturbé, les électrons sont détournés vers d’autres molécules, ce qui favorise la synthèse de grosses molécules et la prolifération cellulaire anormale.
Le Dr Schwartz insiste sur le fait que de nombreux médicaments utilisés dans le traitement du cancer, tout comme certains modes de vie, visent à restaurer une bonne oxydation cellulaire. Ainsi, la chimiothérapie, le bleu de méthylène, le dioxyde de chlore, le régime cétogène et même l’activité physique contribuent, par différents biais, à diminuer la pression électronique responsable de la croissance tumorale.
Le bleu de méthylène : mécanisme et usages
Le bleu de méthylène, bien plus qu’un colorant, est utilisé depuis plus d’un siècle en médecine. Il agit comme un puissant oxydant, aidant les mitochondries à mieux fonctionner et à limiter la fermentation cellulaire. Son intérêt ne se limite pas au cancer : il a démontré une efficacité dans de nombreuses pathologies, allant de la schizophrénie à la dépression, en passant par la maladie de Parkinson et les infections virales telles que le paludisme et la Covid-19.
Applications cliniques et protocoles
Cancer : Le bleu de méthylène est proposé comme un adjuvant, en complément de traitements classiques (chimiothérapie, radiothérapie) ou de protocoles métaboliques (régime cétogène, activité physique). Il a été observé que sa combinaison avec la chimiothérapie peut en augmenter l’efficacité.
Maladies psychiatriques et neurologiques : Plusieurs essais randomisés ont montré son efficacité dans la schizophrénie, la dépression ou les troubles bipolaires, bien que son usage en psychiatrie n’ait pas été généralisé.
Maladies infectieuses : Son action antifongique, antivirale et antipaludique est largement documentée.
Autres pathologies : Sur modèle animal, des résultats positifs ont été observés dans la sclérose en plaques.
Dosage, qualité et précautions
L’obtention du bleu de méthylène de qualité pharmaceutique, pauvre en métaux lourds, est essentielle. En France, il est possible d’en obtenir en pharmacie sur ordonnance, certaines préparations étant garanties pures à 99 %. Cependant, le marché parallèle (vente en ligne, produits non contrôlés) expose à des incertitudes sur la pureté et la sécurité.
Les effets secondaires restent limités, principalement des irritations urinaires ou des colorations bleues des urines. Aucune toxicité majeure n’a été rapportée à doses thérapeutiques, mais la prudence s’impose chez la femme enceinte ou le nourrisson. Quant à un usage préventif ou sur le long terme, les données manquent et la discussion reste ouverte.
L’eau métabolique et la respiration cellulaire
Le Dr Schwartz rappelle que l’être humain est une « machine à eau ». Chaque jour, le corps synthétise environ
deux verres d’eau métabolique, fruit de l’oxydation des protons et des électrons dans les cellules. Ce processus, central dans la biologie, illustre le lien entre bonne combustion cellulaire et santé.
Lorsque la cellule ne parvient pas à brûler correctement, les électrons s’accumulent sur des transporteurs comme le NAD ou le NADP, ce qui favorise la synthèse de molécules indésirables (inflammation, dépôts amyloïdes, prolifération cellulaire). Le bleu de méthylène agit alors comme facilitateur de la respiration mitochondriale, permettant une meilleure production d’eau métabolique et freinant les processus pathologiques.
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