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La mammographie peut provoquer le cancer du sein

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La mammographie, cet examen radiographique du sein, est largement présentée par la médecine conventionnelle comme le principal outil de dépistage du cancer du sein. L’American Cancer Society et le National Comprehensive Cancer Network recommandent un dépistage annuel dès l’âge de 40 ans, tandis que le groupe de travail américain sur les services préventifs (USPSTF) préconise un examen tous les deux ans à partir de 50 ans.

Si les recommandations varient d’un organisme à l’autre, tous reconnaissent que cet examen soulève des préoccupations. Des désaccords persistent parmi les experts quant à la capacité réelle de la mammographie à détecter le cancer du sein invasif. La question fondamentale demeure : les bénéfices surpassent-ils véritablement les risques ?

En réalité, un nombre croissant d’études démontrent que le dépistage mammographique présente des défauts majeurs, exposant les femmes à de sérieux risques pour leur santé et augmentant même le.

Le carcinome canalaire in situ : un « cancer de stade zéro » traité de manière agressive

Le carcinome canalaire in situ (CCIS) désigne une croissance anormale de cellules formant une lésion de 1 à 1,5 centimètre de diamètre. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un cancer à proprement parler, environ 25 % des nouveaux diagnostics de cancer du sein (soit 60 000 cas par an) entrent dans cette catégorie.

Les données scientifiques indiquent que moins de la moitié des cas de CCIS évoluent vers un cancer invasif. Certains experts estiment donc qu’il devrait être reclassé comme une affection non cancéreuse et recommandent une simple surveillance attentive plutôt qu’un traitement agressif. Pourquoi en effet soumettre une patiente qui n’a pas de cancer à une chimiothérapie ou une radiothérapie, des traitements qui fragilisent durablement le système immunitaire ?

Les partisans de la mammographie affirment pourtant sauver des vies grâce à la détection et au traitement précoces du CCIS. Ils le considèrent comme un état précancéreux, un « cancer de stade zéro », potentiellement dangereux s’il n’est pas traité, et préconisent donc les mêmes protocoles que pour un cancer invasif.

Comme le soulignait: « Le cancer a un problème de langage. Une femme de 57 ans atteinte d’un CCIS de bas grade qui ne deviendra presque certainement jamais invasif entend le même mot qu’une femme de 34 ans présentant des métastases qui la tueront. C’est déroutant pour des patientes conditionnées à traiter chaque diagnostic de cancer comme une urgence, dans un monde qui réagit encore au cancer comme s’il s’agissait du début de la fin. »

La dernière vague de controverse autour du traitement du CCIS a été déclenchée par une étude publiée dans JAMA Oncology. Après une analyse sur 20 ans portant sur 100 000 femmes diagnostiquées avec un CCIS, le taux de mortalité par cancer du sein de ces patientes s’est avéré identique à celui de la population générale, soit 3,3 %.

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