C’est un tweet qui a tout relancé. Jeudi 5 juin, Elon Musk a jeté un pavé dans la mare. Sa cible ? Donald Trump himself. Le magnat de l’immobilier devenu président des États-Unis figurerait, selon Musk, dans des dossiers gouvernementaux secrets liés au défunt financier Jeffrey Epstein. «Il est temps de lâcher la grosse bombe : (Trump) est dans les dossiers Epstein», a posté sur X l’homme le plus riche du monde, qui a quitté son poste à la Maison-Blanche la semaine dernière. «C’est la véritable raison pour laquelle ils n’ont pas été rendus publics.» Une prise de bec qui remet sur le devant de la scène l’une des affaires les plus sulfureuses de ces dernières décennies.

Le prédateur de Palm Beach

Tout commence le 6 juillet 2019. Ce jour-là, Jeffrey Epstein, riche financier de 66 ans, est arrêté à l’aéroport de Teterboro, dans le New Jersey. Il revient tout juste de France, où il possède alors un somptueux appartement avenue Foch, à Paris. Les chefs d’accusation ? Exploitation sexuelle de mineures et association de malfaiteurs. Des crimes passibles de 45 ans de prison.

Pour Epstein, ce n’est pas une première. En 2008 déjà, l’Américain avait été condamné en Floride pour des faits similaires. À l’époque, pas moins de 40 victimes avaient été identifiées. Résultat des courses : une peine aménagée de 13 mois seulement, grâce à un accord secret passé avec le procureur. Un deal qui lui permettait de sortir six jours sur sept pour se rendre à son bureau…

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