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đ« Une dĂ©cision impulsive dictĂ©e par la pression
Ă 35 ans, je vivais sous le poids constant des attentes familiales.
Pour mes parents, une femme célibataire approchant la quarantaine représentait presque un échec social. Leurs remarques devenaient de plus en plus insistantes : « Il est temps de penser à ton avenir », « Tu ne veux donc pas fonder une famille ? »
Puis vint lâultimatum. Sans mariage, je serais exclue de lâhĂ©ritage familial.
Un soir dâhiver, alors que je traversais le centre-ville, mon regard a croisĂ© celui dâun homme assis sur le trottoir. Ses yeux, dâun calme surprenant malgrĂ© la misĂšre, semblaient reflĂ©ter un passĂ© lointain.
Câest Ă cet instant quâune idĂ©e insensĂ©e a germĂ© dans mon esprit.
Je me suis approchĂ©e et lui ai proposĂ© un marchĂ© : un mariage de convenance, sans amour ni promesse, mais qui lui offrirait un toit, de quoi vivre dignement â et Ă moi, la paix familiale.
Contre toute attente, il a acceptĂ©. Il sâappelait Sylvain.
Quelques jours plus tard, vĂȘtu dâun costume simple que je lui avais achetĂ©, il se tenait Ă mes cĂŽtĂ©s devant mes parents. Leur satisfaction fut immĂ©diate.
Notre union fut cĂ©lĂ©brĂ©e dans la plus grande discrĂ©tion. Je croyais alors que tout se terminerait lĂ â une simple formalitĂ© pour apaiser les apparences.
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